Le temps en psychothérapie revêt de multiples facettes. Il est présent dans la rencontre entre le patient et le thérapeute, dans le cadre dont le thérapeute est garant, chez le patient, chez le thérapeute. Il fait l’objet d’exploration, de discussion et d’interprétation. C’est un point de repère abstrait et concret à la fois.

Le temps en psychothérapie, c’est aussi le temps de la séance; un temps que le thérapeute consacre à son patient et que le patient consacre à lui-même. Seul le thérapeute est garant de ce temps (durée de la séance, rythme des séances, …) en tenant le cadre de la thérapie. C’est dans l’énoncé de ce cadre, lors de la première séance, que cette notion du temps est abordée.

L’urgence en psychothérapie n’existe pas. L’urgence de la prise en charge d’un patient existe dans le seul cas de mise en danger de soi-même ou des autres. Et dans ce cas ce n’est pas un psychologue qu’il faut appeler mais, comme leur nom l’indique, les « urgences ».

Une psychothérapie ne peut débuter dans l’urgence. C’est un acte réfléchi qui demande un investissement dans chaque séance mais aussi dans la durée.

« Combien de temps cela va-t-il prendre ? ». Voilà une question à laquelle il est impossible de répondre. Comment savoir quel est le temps nécessaire pour que des changements s’opèrent, pour aller mieux ? Tout dépend de la situation, des questionnements, des « facilités » d’élaboration, de l’investissement du patient… et du thérapeute !

Une psychothérapie, c’est avant tout prendre du temps pour soi-même.

Le temps en psychothérapie
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