Travail et épanouissement personnel

Travailler autrement, travailler partout. Les jeunes actifs ont pour beaucoup accepté et intégré cette réalité. Mais ils y mettent une condition : conjuguer travail et plaisir, performance et épanouissement personnel.

 

Le travail n’est plus vu comme une corvée à accomplir mais comme une réalisation de soi (ce qui rend les périodes d’inactivité encore plus difficiles à vivre pour certains). La valeur travail reste très forte, mais elle s’accompagne maintenant de la notion de plaisir, de bien-être.

Les grandes entreprises ont bien senti cette tendance de fond. Possibilité de choisir ses horaires « à la carte », salle de repos, salle de sport, garderie, conciergerie, etc… sont autant de services que ces entreprises mettent à disposition de leurs salariés. Et un nouveau métier est né : Chief Happiness Officer. Que l’on peut traduire pour Responsable du bien-être au travail (lourde responsabilité s’il en est !). Quoi de mieux qu’un salarié qui se sent bien à son travail ? Il y reste d’autant plus !

 

Mais attention, cette volonté de bien-être affichée doit être réellement suivie des faits. Si le discours de l’entreprise va dans le sens du bien-être et de l’épanouissement mais que dans le quotidien, dans les décisions prises, dans les relations hiérarchiques ça ne va pas dans le même sens, des dissonances vont apparaître. Avec à la clé malaise des salariés dans l’entreprise, tensions interpersonnelles, mal-être personnels…

 

Et puis ces conditions de travail idylliques sont loin d’être généralisées à toutes les entreprises. La majorité est encore dans des modes de fonctionnement plus « traditionnel ». Dans ses entreprises, de plus en plus de salariés se sentent contraints, soumis à des conditions de travail dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas et donc ne s’épanouissent pas.

 

La quête d’un travail tourné vers la satisfaction d’aspirations individuelles en cache une autre : au-delà de l’argent, de la reconnaissance, de la carrière, les jeunes actifs sont en quête de sens et de cohérence.

Le temps en psychothérapie

Le temps en psychothérapie revêt de multiples facettes. Il est présent dans la rencontre entre le patient et le thérapeute, dans le cadre dont le thérapeute est garant, chez le patient, chez le thérapeute. Il fait l’objet d’exploration, de discussion et d’interprétation. C’est un point de repère abstrait et concret à la fois.

Le temps en psychothérapie, c’est aussi le temps de la séance; un temps que le thérapeute consacre à son patient et que le patient consacre à lui-même. Seul le thérapeute est garant de ce temps (durée de la séance, rythme des séances, …) en tenant le cadre de la thérapie. C’est dans l’énoncé de ce cadre, lors de la première séance, que cette notion du temps est abordée.

L’urgence en psychothérapie n’existe pas. L’urgence de la prise en charge d’un patient existe dans le seul cas de mise en danger de soi-même ou des autres. Et dans ce cas ce n’est pas un psychologue qu’il faut appeler mais, comme leur nom l’indique, les « urgences ».

Une psychothérapie ne peut débuter dans l’urgence. C’est un acte réfléchi qui demande un investissement dans chaque séance mais aussi dans la durée.

« Combien de temps cela va-t-il prendre ? ». Voilà une question à laquelle il est impossible de répondre. Comment savoir quel est le temps nécessaire pour que des changements s’opèrent, pour aller mieux ? Tout dépend de la situation, des questionnements, des « facilités » d’élaboration, de l’investissement du patient… et du thérapeute !

Une psychothérapie, c’est avant tout prendre du temps pour soi-même.

Remboursement des consultations

L’expérimentation du remboursement des consultations des psychologues libéraux pour les 6-21 ans définitivement adoptée !

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 a été définitivement adopté à l’Assemblée Nationale le 6 décembre 2016. L’article 68 de ce projet de loi valide l’expérimentation du remboursement des consultations chez un psychologue en libéral pour les jeunes de 6 à 21 ans.

Dans cette expérimentation prévue pour l’instant uniquement dans 3 régions en 2017 (Ile de France, Pays de la Loire et Grand Est) les médecins ou les psychologues scolaires pourront orienter les familles vers les psychologues installés en libéral et inscrits au répertoire ADELI (répertoire géré par l’Agence Régionale de Santé qui garanti la validité du diplôme donnant accès au titre de psychologue).

Le coût de l’accompagnement par un psychologue en libéral est parfois un frein, voire un obstacle, pour beaucoup de familles ou de jeunes adultes. Avec cette expérimentation menée sur l’année 2017, ce frein est levé, ce qui va permettre à beaucoup d’enfants et de jeunes adultes de bénéficier d’une prise en charge rapide par un professionnel.

Adolescents ou jeunes adultes, vous pouvez bénéficier de ces remboursements! N’hésitez pas à prendre contact avec moi pour plus de renseignements.

 

La rupture amoureuse

La rupture amoureuse est un motif de consultation assez fréquent. Certains considéreront sans doute que c’est un motif futile. Mais la rupture, elle-même évènement douloureux, peut en plus réactiver des blessures et permettre à des évènements traumatiques passés de refaire surface. Elle est alors, en plus de la difficulté et du déséquilibre qu’elle apporte, le révélateur d’un mal être plus profond, plus ancré.

Cette épreuve de la rupture se déroule généralement en trois phases : le déni, la dépression et la reconstruction.

Le déni : dans un premier temps, cette rupture est inadmissible. Cette réalité est si dure à affronter que parfois l’illusion que tout est encore possible, qu’un rien peut rallumer la flamme de cet amour est le seul espoir qui fait tenir debout.

La dépression : plus la réalité de la rupture s’impose, plus les sentiments de trahison, d’impuissance et d’injustice se font jour. La colère et le rejet de l’autre permettent de se défendre contre cette blessure narcissique. Se révolter permet aussi de retrouver un rôle actif alors même que la séparation a été subie. La tristesse, la solitude et les doutes se feront aussi la part belle dans le tableau des émotions.

Lors de ces deux premières phases, un travail  thérapeutique peut aider à mettre des mots sur les émotions, à « déverser » sa colère et sa rancœur, à intégrer cette nouvelle réalité et à la faire sienne dans un climat apaisé.

La reconstruction : une fois la tempête des émotions calmée, la reconstruction peut commencer. Se lancer dans de nouveaux projets, envisager l’avenir seul ou avec quelqu’un d’autre sont autant de signes que la reconstruction est en marche. Pour éviter de reproduire les mêmes schémas de relation, pour faire en sorte que cette blessure narcissique de la séparation n’ait pas trop de poids pour l’avenir, le travail de psychothérapie peut être nécessaire. Lorsque la séparation a révélé un mal être plus profond, plus ancré, la psychothérapie permet de le travailler en partant de la rupture pour remonter à la source de ce mal être. La reconstruction n’en sera alors que plus solide.

Dans une rupture douloureuse, savoir demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, au contraire. Reconnaître ses limites, sa souffrance, c’est se donner les moyens d’aller mieux et de changer les choses.

« Mais au fait, on fait quoi en consultation? »

La consultation, ou entretien psychologique, est une situation d’interaction au cours de laquelle le psychologue cherche à comprendre le fonctionnement psychique de son patient en se mettant en position d’écoute active.

Au fil des séances, la relation thérapeutique qui s’installe est basée sur la confiance, le respect et l’empathie.

Dans cette relation thérapeutique, la confiance et le respect sont les bases d’un travail bénéfique. En effet, le patient doit se sentir à l’aise et libre d’exprimer ce qu’il souhaite, sans peur d’être jugé, influencé ou forcé en quoi que ce soit.

Le patient est invité à suivre le fil de sa pensée sans se censurer; à aborder tous les sujets qu’il estime importants.

Le psychologue est un interlocuteur vivant au cours de l’entretien. Il fait preuve d’empathie (capacité à se mettre à la place de l’autre pour comprendre ses attitudes, comportements et émotions), il participe à ce qui est dit en restant toujours bienveillant et neutre. Le psychologue n’est en aucun cas là pour émettre un jugement de valeur ou un avis personnel sur ce que lui dit le patient.

Au cours de l’entretien, le psychologue utilise des techniques et stratégies d’intervention pour aider le patient à exprimer sa souffrance, pour faciliter son discours et l’accompagner dans le cheminement de ses réflexions.

Les motifs de consultation sont extrêmement nombreux et variés, aussi différents que les modes d’expression du mal-être et de la souffrance psychique.

Identifier les freins, mettre les leviers en action, réveiller les capacités d’introspection et de cheminement psychique ; mais aussi écouter les plaintes, entendre et accueillir les émotions qui submergent, leur donner un contenant, permettre leur intégration… voici, dans les grandes lignes, en quoi consiste un accompagnement psychologique.

Le cheminement peut être long, parfois difficile, mais il a toujours pour objectif un mieux-être et une certaine forme d’équilibre.

Bonheur, réussite et réseaux sociaux

Le bonheur est une valeur clairement en hausse depuis de nombreuses années maintenant. Une valeur sur laquelle on base souvent l’évaluation de la réussite. Pour réussir sa vie, il faut être heureux et que cela se voit. Le bonheur devient une injonction sociale, une pression de la masse, une obligation.

Avec une pression supplémentaire : « être heureux, ça se décide ! ». Donc si vous n’êtes pas heureux, c’est de votre faute, vous n’avez pas été assez « performant » dans la recherche et la mise en place de votre propre bonheur…
Mais cela veut dire quoi « être heureux », vivre dans le « bonheur » ?? Est-il seulement possible d’avoir une vie uniquement faite de bonheur ? Bien sûr que non !

Et ce malgré ce que les réseaux sociaux laissent à penser…

En se connectant sur ces réseaux, on se prend le bonheur des autres en pleine figure ! Forcément : la grande majorité a tendance à montrer la photo du magnifique gâteau d’anniversaire parfait, à parler de la dernière soirée tellement cool entre amis ou à s’extasier sur les magnifiques dessins du petit dernier plutôt qu’à passer en revue tous les tracas du quotidien, à montrer comment le sol de sa cuisine a été nettoyé ou montrer sa tête au réveil après une nuit d’insomnie.

En résumé, ne s’affiche sur les réseaux sociaux que la partie la plus sympathique et « désirable » des vies de chacun.

Bien entendu, si vous regardez cela depuis un quotidien routinier qui ne vous satisfait plus, cet étalage de bonheur se vit comme un coup de poing dans la figure… et rend ce quotidien routinier encore plus insupportable.
Mais pensez-vous réellement que la vie de toutes ces personnes soit si idyllique ? Êtes-vous vraiment certain que dans ces vies exposées de la sorte, il n’y ait toujours que du positif ?

Bien sûr que non ! Sur les réseaux sociaux ne se montrent quasiment que les réussites et les moments de bonheurs. C’est une vitrine, une vue partielle et parcellaire de la vie des autres. Uniquement ce qu’ils veulent bien montrer, uniquement ceux dont ils sont fiers.

La vie est bien plus complexe que ces images éclatantes et ces commentaires lisses. Tout cela n’est que le reflet d’une des multiples facettes de la vie telle qu’elle est et telle qu’elle se vit au quotidien, une fois l’ordinateur, la tablette et le smartphone éteints.

Ne vous laissez pas atteindre par cette injonction de bonheur à tout prix, par cette pression à outrance. Pour trouver l’équilibre et réussir à vivre des moments de bonheurs, déconnectez-vous des réseaux sociaux, prenez du recul par rapport à ce que vous voyez de la vie des autres et reconnectez-vous à vous-même. Demandez-vous ce qui peut, à vos yeux, vous procurer des petits (et grands) moments de bonheur ; sans vous préoccuper de comment vous pourriez l’afficher sur les réseaux sociaux…

Pas si simple n’est-ce pas ?…

Polyvalent et adaptable tu seras…

Voici un des commandements du marché de l’emploi à l’heure actuelle. A tel point que certains CV de candidats sont maintenant intitulés « Polyvalent et Adaptable ». Mais ces deux qualités, si prisées par le monde du travail, ne vont pas forcément de soi.

Être polyvalent c’est avoir de multiples compétences, de multiples tâches qui peuvent être très diverses, c’est avoir aussi parfois de multiples responsabilités. Cela demande d’acquérir des compétences et des savoir-faire, mais aussi des savoir-être, qui peuvent être très différents. L’individu doit être capable non seulement de mobiliser ses différentes compétences, savoir-faire et savoir-être ; mais il doit aussi être capable de faire une « gymnastique psychique » importante pour passer des unes aux autres et savoir synthétiser le tout afin de comprendre les enjeux transversaux.

Être adaptable, avoir la capacité de réagir de manière adéquate en cas de changement de situation, d’approche, de stratégie, de hiérarchie… C’est être capable d’intégrer ces changements dans sa manière de travailler. Mais là encore, cela ne va pas forcément de soi. Une prise de recul pour analyser la situation peut être nécessaire.

Analyser les enjeux de la polyvalence et de l’adaptation, prendre du recul pour voir l’influence qu’ils peuvent avoir sur vous, savoir jusqu’où vous êtes prêts à aller, savoir jusqu’où vous pouvez aller. Voilà autant de pistes de réflexions que nous pouvons explorer ensemble !

Oser prendre rendez-vous

Si pour certains prendre rendez-vous et pousser la porte d’un cabinet de consultation ne pose aucun problème, pour d’autres, le fait d’aller consulter un psychologue ne va pas de soi.

Même si un mal être s’est installé, même si des questions se posent et semblent ne pas trouver de réponse, même si c’est moins tabou qu’il y a encore quelques années, aller voir un psychologue n’est pas toujours un acte si facile à poser.

Il est d’abord nécessaire d’accepter, au moins partiellement, qu’on a besoin d’aide, de soutien, d’accompagnement. Pour certains c’est faire preuve de faiblesse. Or il n’en est rien. Savoir demander de l’aide c’est déjà se donner les moyens d’aller mieux.

Il faut ensuite choisir à qui s’adresser. Qui choisir ? Comment ? Le bouche à oreille est souvent le meilleur moyen de trouver un « bon » psychologue. Mais attention, si un psychologue est « bon » pour quelqu’un, cela ne va pas forcément être le cas pour quelqu’un d’autre.

Vous avez eu mes coordonnées par une personne de votre entourage, par votre médecin, par un autre professionnel ? Vous êtes tombé sur mon site internet ? L’accompagnement psychologique est une question de rencontre entre deux personnes : le patient et le psychologue. Il n’y a qu’en nous rencontrant que nous verrons, l’un et l’autre, si mais aussi comment nous pourrons ensemble vous faire cheminer.

La prise de rendez-vous, premier contact, peut aussi être source de stress. Que dire ? Comment présenter les choses ?…. La réponse est : le plus simplement possible ! Votre accompagnement ne débutera vraiment qu’au premier rendez-vous, pas besoin d’entrer dans les détails du pourquoi de votre demande !

La première prise de contact peut être faite par mail, ce qui a l’avantage de limiter le stress en vous permettant de prendre le temps d’écrire votre message. Pas de risque non plus de vous sentir pris au dépourvu si une question vous est posée.

L’étape suivante, peut-être la plus stressante, est celle du premier rendez-vous. Osez pousser la porte et soyez sûr d’être reçu avec attention, bienveillance et hors de tout jugement.

Psychologie / Changements

« Changement n.m. Passage dun état à un autre »

Quels que soient l’âge, le mode de vie, l’état d’esprit, nous sommes tous confrontés au changement et ce à de nombreuses reprises au cours de nos vies.

Certains de ces changements se font naturellement et sans heurt. Pour d’autres, les choses sont plus chaotiques, plus ardues, plus complexes, plus douloureuses parfois.

Les changements peuvent être choisis ou subis, toucher la sphère professionnelle, la sphère privée. Ils constituent autant de moments pendant lesquels il faut accepter de quitter un équilibre (même précaire) et se poser les bonnes questions afin de (re)trouver un autre équilibre.

Dans ces moments de déséquilibre, de tensions avec soi-même, avec les autres, dans ces tranches de vie où il est parfois difficile de s’y retrouver, un accompagnement peut être nécessaire.